dimanche 3 janvier 2010

La Belle Amante et ses admirateurs


Toi, tu disais que tu m’aimais…
Tu es parti en me laissant seule avec mes candidats d’amants. Dans tes souvenirs, le temps me couvrirait avec ces plumes noires. Il fait froid et la rose que tu m’avais offerte est morte depuis long temps. Et je m’emmerde devant ces hommes, je me demande qui prendre, histoire de choisir quelqu’un.
Toi, tu disais que tu m’aimais…
La Belle Amante

Les Marchands de merveilles


Les Marchands de merveilles marchaient en chantant. Il faisait beau, l'après midi et érotique. Tout était magnifique. Ils étaient trois bonshommes, habillés en costumes noirs avec des nœuds de papillon roulés autour de cous. Ils vendaient des merveilles charnels, cachés dans des sacs en velours noir, fermés avec des rubans rouges. Leur marchandise était composée de baisers chauds, soupirs et câlins coquins. Les Marchands rigolaient et cherchaient des clients gourmands aiment l'amusement frivole. Ils s'arrêtaient devant les maisons pour frapper à leurs portes afin de séduire leurs habitants qui s'ennuient tranquillement. Ainsi ils se sont trouvés près d'une maison noire avec des tourelles en forme de sirènes sur les toits. Les cigales, cachées dans l'herbe, jouaient au violon... C'était l'automne et la Mort les observait assise dans les branches de la plus vielle arbre du jardin. Alors le plus petit de marchands a frappé sur la porte en bois brun de la maison. Le bruit de pas nerveux a précédé son ouverture et puis, la silhouette grande et noire du Sorcier est apparue. Il était un homme hautain et ses yeux bleus brillaient dans cette nuit étrange. Il était beau aussi.
« Bonsoir Monsieur Sorcier! » ont dit les trois Marchands rigolos en baissant leurs têtes aux cheveux blonds. Les cigales sont arrêtés leur chanson.
« Bonsoir » a répondu le Sorcier d'un ton glacial.
« On est venus vous proposer les cadeaux merveilleux et sulfureux de la Marchande des caramels! »
« Oui... C'est quoi ces cadeaux? Ils m'ont l'air séduisant... »
La lune a baissés ses yeux et tous les moineaux blancs qui volaient dans l'air se sont posés sur les épaules du Sorcier.
« C'est sont les baisers chauds de la Belle Amante, ses gants parfumés, ses portes jarretelles et ses caresses tendres... »
« Ça m'intéresse! A répondu en riant le Sorcier.
« Elle vous les donnes ces merveilles à condition que vous lui offrez le diamant noir que vous cachez sous votre langue. »
Le Sorcier a réfléchi un moment, puis il a ouvert sa bouche et sorti le diamant demandé. La lumière est devenue noire et les ombres se sont teints en jaune. Alors, les Marchands sont défais les nœuds rouges de leurs sacs et les merveilles, accompagnés par un fou rire sont entrés dans les poches de Sorcier.

Le Sorcier





OR.
Il fait l'automne, ma saison préférée.
GLAMOUR.
Je suis la Marchande des pommes dorées.
NOIR.
Un jour j'ai rencontré le Beau Sorcier.
FLAMME.
J'ai lui offerte une pomme dorée.

La Belle Amante


La Belle Amante était triste, seule et désenchantée. Elle regardait derrière la fenêtre, parée de ses bijoux, moitié nue, vêtue en dessous rouges. Elle pensait à son Amour, parti, loin, très loin, dans un pays étranger et froid. La neige tombait et son cœur se crispait. Pommée, elle se sentait perdue devant tous ces hommes minables, posés leur candidature pour devenir son amant. Elle avait perdu son espoir. Elle pensait mourir le lendemain. Elle se voyait écrasée, allongée et tombée par terre, entourée de morceaux de glace brisés. Et toutes les flaques d'eau dans la rue lui rappelaient des yeux remplis de sang. La Belle Amante pleurait. Elle se sentait déjà morte, couverte de neige, allongée dans une forêt hostile, où les pins ressemblaient à des dents de requin. La Belle Amante ne voulait pas passer toute sa vie d'une histoire à une autre. Alors, pour s'entretenir, elle a décidée de vendre des macarons. MACARONS DOUX, EROTIQUES.
Elle a mis son tailloir rouge et sortie dans la rue. Elle portait une grosse boite noire sous son bras... Elle avait envie d'aller se présenter au Sorcier. Elle voulait le faire goûter de ses macarons. Elle voulait savoir son avis sur leur goût rose et sucré...
Le château de Sorcier se dressait austère et bâti de marbre noir. La Belle Amante a poussée sa porte de fer pour rentrer dans son intérieur sombre. Le Sorcier, habillé en costume noir était assis derrière son bureau. Il était en train d'écrire avec sa plume blanche qu'il trempait de temps en temps dans son encrier... La Belle Amante regardait son visage allongé avec curiosité. Alors, Le Sorcier a levé son regard glacial...
La Belle Amante a secoués ses longs cheveux châtains en lui disant:
« Bonsoir, Monsieur Sorcier. Je suis venue vous proposer de goûter mes macarons. »
« Bonsoir, Beauté, c'est avec plaisir que je gouterai de vos macarons .»
Alors, La Belle Amante a tendu sa boite envers lui et le Sorcier a choisi un macaron chocolaté. Il a mangé la moitié en secouant sa tête avec une approbation. Puis, il a dit:
« Très bon ce macaron... Belle Amante, voulez-vous venir dans mon lit? »
La Belle Amante a réfléchi un moment. Après, en regardant le Sorcier avec ses yeux humides et charmeurs, elle a répondu:
« Pourquoi pas, Monsieur Sorcier. Je vous vend mes charmes pour ce soir. »
Le Sorcier et la Belle Amante se sont embrassés... Puis, ils sont rentrés dans la chambre à coucher de Sorcier. Dedans, les ombres traversaient les rideaux des fenêtres.
La Belle Amante s'est déshabillée devant lui...
Le matin, La Belle Amante ne savait pas quoi penser de Sorcier... Elle a mis ses talons rouges et ouvert la porte du château... Dehors, le Printemps chantait. La Belle Amante a sourit à elle même, à sa séduction, à ses chagrins...

La Belle Amante et la fête



Cher Père Noël,
Je ne suis plus une enfant,
mais je me permets de te demander une chose.
Je ne veux pas de cadeau, mais je souhaite
que tu m'aides de devenir une femme indépendante.
La Belle Amante



La neige a commencé à tomber et la fête est arrivée. Plus kitch que jamais. Une fête familiale, plaine de la foutaise et de bla-bla... Une fête qui foutait des boules.
La Belle Amante ne voulait voir ni sa famille ni s'acheter un sapin. En fait, elle n'avait pas de famille. La seule chose à faire c'était de fuir. Alors, elle a décidé de partir en voyage, dans une ville enchantée...
C'était une nuit plaine de larmes blanches. Elles tombaient dans l'obscurité de la chambre du Sorcier. L'armoire, remplie de silence, regardait avec ses miroirs les corps de La Belle Amante et du Sorcier. Elle avait posé sa tête sur le torse nu de son amant et ainsi, elle caressait les cheveux argentés de cet homme étranger à son cœur. Elle lui a dit qu'elle partait et lui a ouvert ses yeux fermés. Il l'a demandé quand est-ce qu'elle revenait. En réponse, La Belle Amante a roulés ses bras fines autour de son cou en embrassant ses lèvres étroites.
En peu plus tard, elle regardait le visage de Sorcier qui dormait à côté d'elle. La bougie parfumée posée sur la table de nuit éclairait ses traits aiguës, son nez romain, son menton étroit et allongé. Tout chez lui exprimait sa volonté. Il était beau. Elle observait les cilles claires de ses yeux bleus fermés. Puis, pensive, elle a mise sa main sur sa jeu. Son visage à elle était en forme de cœur. Elle s'est souvenue la première fois quand elle l'avait vu, habillé en noir dans son château...
La flamme de la bougie sautait avec nervosité.
Le matin, La Belle Amante a monté dans son carrosse. Elle aimait regarder les nuages par la fenêtre, être seule et réfléchir. Ainsi, elle est arrivée dans cette ville étrangère, plaine de guirlandes et de petites saloperies. Elle se promenait sous la pluie, habillée en robe rouge... Les gros gens mangeaient de la choucroute en parlant de leurs familles. La Belle Amante se sentait triste et désespérée, complètement abandonnée. Le ciel devenait de plus en plus noir et la pluie la frappait de plus en plus fort. Elle a ouvert sa bouche pour avaler un goutte noire... Puis, elle s'est transformée en oiseau en cristal. Ainsi le vent la prise et emportée loin, très loin dans une autre vie. Au delà de la Mort.

Le marchand des roses




C'est une soirée d'automne, triste et collante comme un vieux cake. La Solitude cherchait ses victimes en traînait ses pieds dans la rue. Les gens se promenaient et rigolaient, partis pour faire la fête. Le vieux Marchand des roses marchait dans le noir avec un bouquet rouge dans la main. Il était vieux, seul et bossu. Le soir, il rentrait dans les bars en proposant des roses aux amoureux qui s'embrassaient assis sur les banquettes. Un bistrot bondé de monde a attiré son regard. Il a poussé sa porte et a vu à son intérieur des gens qui discutaient. Puis, il s'est trouvé devant un jeune couple en train de se disputer. Il a tendu une rose envers l'homme mais l'autre l'a chassé en levant sa main.
« No, merci. » Puis il a dit à son amie:
« Je suis radin. »
La fille s'est vexée. Le Marchant les a dépassés déçu. La lumière, jaune et gaie éclairait les poussières roses qui volaient dans l'air... Comme des rêves éclatés. Le Marchand a rentré dans un restaurant branché. Ici, les gens magnaient des plats délicieux et buvaient du bon vin. La musique jouait du jazz démodé. Il a repéré un homme laid et costaud dinant avec une amante. Tout les deux avaient l'air glacial mais le vieillard les a approchés en leur montrant ses fleurs. La jolie fille a regardé son amant qui a répondu d'un ton hautain:
« No merci! »
« No merci », parce que cette histoire n'était n 'était pas« sérieuse » pour lui. De plus, pris par ses voyageas d'affaires, il n'avait ni le le temps ni l'envie de « s 'investir ». Mais cela ne décevait personne. Même pas la femme avec lui, qui loin d'être idiote se disait que c'était le énième dinosaure avec qui elle coucherait. Et le Marchand a souri par politesse à ce Grand Monsieur. Décidément, ce soir la commerce ne marchait pas. Il commençait à pleuvoir et la Solitude, vielle et laide, se glissait entre les gens. Mais personne ne la voyait car nul parmi ces gens ne voulait penser à elle. Mais le vieux Marchand la connaissait et malgré son mépris, a décidé de l'aborder. Il l'a tiré par son vieux manteau noir et la Solitude, surprise a tourné son visage ridé.
« Bonsoir. »
« Bonsoir! » s'exclama-t-elle.
« Qu'est ce-que tu fous ici? »
« Je m'amuse. Comme, toi. » a-t-elle répondu.
Et le Vent a mit ses doigts dans les cheveux blancs de la Solitude pour les décoiffer encore plus. »
« Allez, va-t'en !» A dit le Marchand en contemplant la plus belle rose de son bouquet ».
« Pourquoi? »
« Parce que tu es moche, tu rends les gens tristes. Personne ne veut de toi. »
« Ah oui? Et toi alors? Qui veut de toi? »
« L'Amour. Elle veut me roses. Pour embellir la vie. »
Il y avait trop de monde... Un jeune homme a marché au hasard sur le manteau troué de la Solitude qui, perdue son équilibre, a tombée dans une flaque d'eau. Allongée dans l'eau noire, elle avait l'air d'un veux épouvantail renversé. Le Marchand des roses a rit et puis, parti en bon humeur. Il a décidé de tenter le dernier bar avant d'aller se coucher dans son lit couvert d'un drap sale.
Il a rentré dans un bistro un peu désert. Le barman était en train de essayer un verre. Deux personnes était en train de s'embrasser devant une table. Le Marchand les a approchés... Le jeune homme l'a aperçu et lui fait un signe pour venir.
« Tu veut une rose? » A demandé lui à son amie.
« Oui. Merci. Ça me fait très plaisir. »
Le garçon a acheté une rose. Il était jeune, beau et gentil.
Sa belle belle amie, bien plus âgée que lui, a souri en pensant que c'était son plus bel Saint – Valentin.

jeudi 3 décembre 2009

Miroir




lundi 27 juillet 2009

Le dernier jour d'Agnès


C'est les crémaillères de Jacques Cœur, et Agnès parée d'or et diamants est assise à côté du roi. Les plats sont délicieux et le vin mélangé avec la bonne humeur fait rougir les joues. La Belle rigole en touchant la main de Charles, tandis que Marie d'Anjou laide et mélancolique dévore tout ce qui se trouve devant son regard. Trois troubadours malins tirent sur les cordes de leurs lyres en chantant des cochonneries. Ces coquins sont assis sur des petits coussins au milieu de la salle. Et Jacques Cœur, fier et heureux va sans arrêt dans la cuisine pour surveiller ses gros cuisiniers moustacheux. Ainsi les assiettes bien remplies sont vite passées à travers la petite lucarne entre la salle et la cuisine. Tout le monde est joyeux et les dames rigolent sur les blagues salasses des messieurs. Charles, assis entre sa reine et sa maitresse parle peu et balade son regard dans les décors. Le roi est étonné de ce luxe, de cette richesse. Jacques Cœur fils d'un pelletier est allé loin, beaucoup trop loin... Maintenant personne n'a autant d'argent comme lui, même le roi. Et la jalousie, cette poison douloureuse crispe son cœur. Le roi se souvient de son exile, de l'instabilité de la reine de ses premiers années... Il se souviens aussi qu'il doit de l'argent à son Argentier...
D'un coup la Maitresse Royale pâlie en attrapant son ventre. Inquiet, le roi fait appeler le docteur... Personne ne comprends rien et la belle torturée par la douleur traîne par terre. Puis, les chevaliers comme des braves pompiers la ramassent en l'apportant dans sa chambre.
Posée sur le lit en écoutant les encouragements du docteur, elle accouche un fœtus mal foutu. Un fœtus à 7 mois sans sexe défini et qui ne vivrait pas. Un fruit de cet amour fautif et humiliant qu'elle vivait depuis des années avec Charles, vieil roi mélancolique. Puis la Mort accompagnée par ses anges sales arrive et s'assoit près de sa tête. Alors, le Docteur donne à sa malade encore une dose de mercure en espérant tuer les vers dans son ventre. Et Agnès compris que sa fin s'approche fait appeler son Charles qui arrive tremblant et effrayé. Il se met sur une chaise et commence à pleurer. Car le Roi, ce veux égoïste n'a jamais su remonter la morale des autres. Au contraire, il profitait de mots charmants d'Agnès en lui offrant des joaillaux. Et triste, avec des larmes coulant sur ses joues ridées, il prends sa main gelée en la demandant:

« Dis-moi quelque chose... ne me laisse pas seule. »

Et sa belle mourante ouvre ses yeux en disant:

« Qu'est ce que tu veut que je te dise? … Je me suis prostituée en étant avec toi... Mais ce ne pas le moment de te raconter mes regrets. Je vais te raconter un conte. Un conte moderne, orientale...
Écoute...

Toi et moi... Nous sommes assis sur le sable, tout près de l'eau. Ce soleil illumine les nuages ronds et blancs comme du pop-corn. Et le vent siffle des mots autour. Des faucons, fiers et libres, volent dans le ciel... Et la mer rappelle un morceau de soie en train de se plier. Ces vagues sont bleues au début, puis violettes, vertes à la fin. Je t'avais dis de venir sur cette plage mystérieuse pour te raconter une histoire... Je mets mes mains dans le sable et je trouve un coquillage. Après, je le tourne entre mes doigts... Une chanson orientale et sensuelle commence à sortir de son intérieure... La mer se tait et je commence mon conte...

La reine d'Égypte, beauté fatale et désirée par tous les hommes sur la terre, s'ennuyait. Pour se distraire, elle décida de prendre un bain dans Nil. Elle mit son maillot de bain deux pièces blanc préféré. Ce jour-là, il faisait très chaud et les grenouilles, fatiguées par le soleil, s'étaient cachées dans l'eau. La reine, profitant de ce moment de solitude, se déshabilla. Toute nue comme Isis-Aphrodite, elle rentra dans l'eau. Mais le dieu Horus, qui volait dans le ciel tel un faucon, l'aperçue. Il plongeât dans les airs pour attraper le maillot dans son bec et le cacher dans son temple. La Reine nageant dans l'eau ne s'aperçut de rien. Mais lorsqu’elle fut sortie de la rivière, elle se rendit compte de la disparition de son maillot. Le dieu Horus apparut alors devant elle en homme musclé avec une tête de faucon. Et la reine, horrifiée par sa nudité, cacha ses seins avec ses mains. Puis, elle cria, énervée :
« Mon maillot de bain a disparu ! Va punir le voleur !»
Horus mentit :
« J'ai vu Anubis le cacher dans mon temple... »
« C'est mon maillot tissé du coton le plus fin de toute l'Égypte ! » S'exclama la reine.
« Viens avec moi, on va le retrouver. » dit Horus, tout rouge devant la nudité parfaite de la reine.
Il prit sa main et atteignirent son Temple situé au bord du Nil. Ils avancèrent dans l’obscurité illuminée par quelques lumières rouges. Des statues d'or les regardaient silencieusement. La reine plissa ses yeux verts cernés de noir. Puis, elle demanda à son guide :
« Mais où est donc mon maillot ? »
« Je te le donnerai si tu acceptes de coucher avec moi... » répondit le dieu à tête de faucon. Puis, il entoura sa taille fine avec ses mains crochues. Charmée, la reine posa sa tête sur lui. Parce qu’il était si viril... A ce moment apparu Anubis qui s'était caché derrière une statue. La reine l'aperçut et le montra du doigt :
« Voilà le voleur ! »
Anubis, mi-homme mi-chacal, répondit :
« Ce n'est pas moi ! C'est Horus qui l'a pris. Parce que tous les deux, on aimera être à toi ! »
La reine voulut s'amuser. Elle oublia sa colère et permis qu'ils lui attachent les poignets... Elle se mît contre une colonne et s’abandonna à leurs passions.
Ayant passé un bon moment, Horus lui rendit son maillot qu'il avait caché. La reine le mît et les deux étoffes blanches devinrent noires. Avec ses cheveux et sont maillot noirs, elle avait l'air d'une panthère. La reine sortit du temple. Cette nouvelle couleur attira les rayons du soleil. Car Ra, le soleil, était son grand amour. »

La musique s'arrêta. Mon histoire aussi. Comme j'aime les mystères, je me transforme en sable et je fusionne avec la terre.

Charles se tait désespéré. Et Agnès se transforme en Marie Madeleine pour partir rejoindre Jésus, son véritable Amour. Les anges de la mort se mettent à chanter une chanson religieuse et la belle en poussant un cris vide ses yeux bleus.









Épilogue


Et ainsi se réalise la prophétie des trois Astrologues. La prophétie disant que Agnès Sorel, fille de Jean Soreau serait aimée par un grand souverain victorieux, en échangeant du sexe contre joailleux, et qu'elle mourrait emprisonnée par une dose de mercure... Et que personne n'apprendrait jamais le nom de ce malfaiteur, payé à son docteur d'exécuter le crime. Alors, les doutes et les supposons continueraient voler comme des corbeaux noirs pendent des années après sa mort. C'est Louis peut-être, ce dauphin exilé à cause de cette amante si importante? Car Louis, cet intriguant la détestait. Ou bien c'est sa cousine, la jalouse Maignelais qui la remplacerait si vite dans les draps royaux? Que trois mois après sa mort! Et Charles il l'a vraiment aimé? Non. Qu'est ce qu'il comprends des sentiments un vieux lapin à l'aise, tranquille dans ses jardins? Roi comblé, jamais connu la solitude, roi entouré d'une reine moche et des maîtresses? C'est bien lui qui a lâché Jeanne d'Arc après sa capturation, en l'abandonnant jugée, torturée et brulée, sans bouger son petit doigt.
Réaction d'un cœur froid, fermé dans un bocal rempli d'une over dose mélancolie. Les romantiques et les troubadours le proclameraient « profondément atteint » du décès de sa maîtresse, car Agnès fut sa grande passion. Mais la passion, ce feu charnel, ce n'est pas l'Amour.
Contes modernes et extraits de"La Belle Agnès" ( roman érotique)